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Cité Philo - Hauts-de-France

L’autre grand cinéaste américain, avec Terrence Malick, qui a puisé son inspiration dans les œuvres de Jean-François Millet est Michael Cimino. Notamment dans Voyage au bout de l’enfer (The Deer Hunter) et plus encore dans La porte du paradis (Heaven’s Gate). Cette immense fresque épique, tourbillonnante, spectaculaire et intimiste à la fois, d’une grande audace structurelle, se fait le tombeau des rêves d’une nation et des mythes fondateurs de l’Ouest. Dans des plans panoramiques qui épousent la monumentalité des grands espaces américains, l’inspiration de Millet sublime la transhumance des migrants à pied, à cheval, par le train ou sur des chariots de fortune. Dans une autre séquence, le cinéaste illustre la servitude d’un groupe de femmes qui remplacent des chevaux de trait pour tirer une charrue. La cruauté de cette scène pousse la référence à Millet à son comble pour déconstruire la légende du Far-West

En présence de

Elise Domenach

philosophe, maître de conférences à l'ENS de Lyon, critique de cinéma aux revues Esprit et Positif

Bibliographie :

Modérateur :

RC

Régis Cotentin

commissaire de l’exposition Millet USA