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Cité Philo - Hauts-de-France

En partenariat avec : les Bibliothèques de Compiègne

« Nous étions amis sur la terre et nous sommes devenus étrangers l’un à l’autre (…) Et ainsi nous voulons croire à notre amitié d'astres, dussions-nous être ennemis sur la terre. » (Le Gai Savoir, § 279). Richard Wagner aura sans doute été l’une des expériences les plus déterminantes pour la vie et la pensée de Friedrich Nietzsche. La philosophie de Schopenhauer les avait réunis. Le musicien devint un ami et un maître pour le jeune philosophe. Chacun plaça d’immenses espoirs en l’autre. Mais Nietzsche empruntera des voies nouvelles, plus solitaires et plus libres, désormais incompatibles avec l’univers de Bayreuth. Suite à leur rupture s’installe un silence pudique. Après la mort de Wagner, il se transformera pour Nietzsche en un vaste règlement de compte posthume. Derrière la véhémence savamment calculée de la critique nietzschéenne envers le « cas Wagner », sublime rejeton de la décadence et du nihilisme, se cache une admiration qui n’a jamais faibli. Au-delà du drame de l’amitié rompue, le nom de Wagner devient celui d’un véritable personnage conceptuel : il désigne cet « adversaire parfait » que doit se souhaiter tout philosophe, un problème philosophique central, et finit par devenir le chiffre même du destin de la modernité. Jamais musicien n’avait été placé si haut dans la pensée d’un philosophe. Conférence suivie d'un concert au piano avec œuvres et textes de Nietzsche.

En présence de

Modérateur :

MP

Mickaël Perre

professeur de philosophie au Lycée Pierre d’Ailly de Compiègne

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