MENU
Citéphilo - Hauts-de-France

En partenariat avec : les Midis culturels du CHRU

L’architecture hospitalière doit répondre à deux conditions : loger un corps (physique et psychique) et répondre à un impératif d’hospitalité. Entre alitement et déambulation, mais aussi entre déambulation (couloirs) et fonction refuge (se blottir), l’hôpital est l’objet d’un transfert du patient. Le soin est déjà spatial. L’attention portée à l’espace vécu devrait pouvoir nous dégager du modèle hérité de Le Corbusier, modèle de la pure « machine à habiter », de la pure fonctionnalité. Même si l’objectif est de ne pas garder les patients trop longtemps, la condition hospitalière dicte une politique de l’accueil à distinguer de l’admission. Celle-ci occupe un espace ; l’accueil, lui, n’est pas assigné à un lieu, mais accompagne la vie quotidienne. Si la recherche en sciences humaines, mobilisée sur l’hôpital dans le sillage de Michel Foucault, est un peu tombée en sommeil, elle pourrait revenir en lumière à l’heure où la crise sociale laisse trop de monde sans soins. Peut-être y a–t-il place encore pour une fonction d’asile sans l’image d’abandon que cette notion traîne avec elle.

    En présence de

    Jean-Philippe Pierron

    professeur de philosophie morale et d'éthique appliquée à l'Université de Bourgogne, directeur de la chaire Valeur(s) du soin de l'Université Jean Moulin Lyon 3

    Bibliographie :

    Plus d'infos

    Modérateur :