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Cité Philo - Hauts-de-France

En partenariat avec : l’Université pour tous d’Arras

Examinons une idée à première vue insupportable : le temps est passé où nous pouvions espérer, par une sorte de sursaut vital et collectif, empêcher l'anéantissement prochain de notre monde. Le temps commence où la fin des temps, ou de l'humanité, est devenue tout à fait certaine dans un horizon historique, autrement dit quelques siècles, quoi que nous fassions désormais. Que s'ensuit-il alors? Ceci, d'également insupportable à concevoir, que jouir en hâte de tout détruire pourrait bien devenir non seulement de plus en plus tentant (que reste-t-il d'autre si tout est perdu ?), mais même de plus en plus raisonnable. La tentation du pire anime d'ores et déjà ceux qui savent que nous vivons les temps de la fin. Elle éclaire le présent d'une autre lueur, plus sombre, car il n'y a pas que l'ignorance ou la résignation, mais du cynisme à l’œuvre dans quantité d'actions et d'inactions politiques. Sous ce jour crépusculaire, le Mal, la violence et le sens de la vie changent de valeur et de contenu. L'éthique habituelle est frappée d'inanité, avec son Bien qui se donnait « tout le temps » pour finalement triompher. Une autre éthique est-elle envisageable ?

En présence de

Modérateur :

Christian Godin

philosophe, maître de conférences à l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

Bibliographie :

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