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Cité Philo - Hauts-de-France

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Dans nos pays, la religion est séparée de la politique et le droit ne reconnaît pas l'accusation de blasphème, l'insulte faite à Dieu. Or, pendant les années 1960 à 1990, en France, en Grande-Bretagne et aux USA, des groupes chrétiens (parfois des Eglises) ont voulu censurer des films sous prétexte qu'ils portaient atteinte aux « sensibilités religieuses blessées ». Jeanne Favret-Saada a enquêté sur la façon dont cette expression a été mise en circulation à propos de quatre films célèbres, avant d'être reprise par des activistes musulmans à partir de l'affaire Rushdie.

    En présence de

    Jeanne Favret-Saada

    anthropologue, agrégée de philosophie, directrice d'études honoraire à l'École pratique des hautes études, section des Sciences religieuses (chaire d'Anthropologie religieuse de l'Europe)

    Bibliographie :

    • Les Mots, la Mort, les Sorts : la sorcellerie dans le bocage(Gallimard), 1977
    • Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins(Les Prairies ordinaires), 2007
    • Désorceler(L'Olivier), 2009
    • Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU : droits humains et laïcité(L'Olivier), 2010
    • Le christianisme et ses juifs. 1800-2000(Le Seuil), 2004

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    Modérateur :

    AE

    Arnaud Esquerre

    sociologue, chargé de recherche au CNRS

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