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Cité Philo - Hauts-de-France

En partenariat avec : la ville de Lille et le Festival des Solidarités Internationales

Le cadre national est-il le plus approprié pour traiter les questions environnementales, sociales ou migratoires ? Les pollutions ignorent les frontières. Le règlement de Dublin 3 sur l’accueil des migrants fonctionne avec difficulté dans un espace de libre échange. Et pour les questions sociales, le partage des compétences entre pays ne correspond pas à l‘échelle des échanges. Corrélativement, l'interdépendance des sociétés européennes appelle une forme de solidarité transnationale. Or la solidarité est de plus en plus souvent invoquée dans les traités sans qu’il y ait d’accord sur le sens précis donné à ce concept, que certains interprètent en un sens libéral (la solidarité associée à l’interdépendance sur le marché), d’autres en un sens beaucoup plus exigeant. Les tensions s’exacerbent entre les états-providences nationaux, responsables de la politique sociale en vertu du principe de subsidiarité, et l’intégration économique européenne. Disposons-nous des bonnes institutions ? Laissent-elles suffisamment de place à la démocratie ? Se donnent-elles les moyens de mettre en œuvre la justice sociale, migratoire et environnementale ?

En présence de

François Boucher

chercheur en philosophie politique, spécialiste des enjeux liés à la diversité et au pluralisme dans les sociétés démocratiques

MU

Mathilde Unger

philosophe, a soutenu en 2016 la thèse Les frontières de la justice sociale : les théories de la justice mondiales au prisme de l'Union Européenne

Modérateur :

SL

Stéphane Leneuf

journaliste, spécialiste des questions européennes