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Cité Philo - Hauts-de-France

10h -12h15 – Projection de La Bataille d’Alger, un film dans l’Histoire (2017, 1h57, France, VO arabe, italien et anglais ST français), film de Malek Bensmaïl En 1965, trois ans après l’indépendance de l’Algérie, Gillo Pontecorvo entreprend le tournage d’un film reconstituant la bataille d’Alger (1957). Ce film à l’esthétique inspirée des actualités de l’époque remporte le Lion d’Or à la Mostra de Venise, et reste en France interdit de fait dans les salles pendant des années. Alger est la capitale-refuge de tous les combattants anticolonialistes, le film est alors diffusé deux fois par an par la télévision algérienne, « les Algériens se voient à l’écran pour la première fois et s’autoglorifient par la même occasion » (M. Bensmaïl). À New York, le film est pris comme exemple à suivre par les militants du Black Panthers Party. Lors des guerres d’Irak et d’Afghanistan, il sera étudié par les militaires du Pentagone afin de penser l’écart qui peut exister entre victoire militaire et échec politique. Malek Bensmaïl s’attache à « questionner le film, en saisir la mécanique, en déconstruire le mythe pour mieux se l’approprier, bref, à comprendre comment l’Histoire s’en est nourrie ». 14h15 – 16h15 – Projection de Aliénations (2004, 1h45, Algérie, VO arabe ST français), film de Malek Bensmaïl En s’attachant à suivre au quotidien médecins et malades de l’hôpital psychiatrique de Constantine, où son père exerçait, Malek Bensmaïl tente de comprendre les souffrances vécues par les Algériens, confrontés à une crise aux aspects multiples : religieux, économiques, familiaux, politiques … « Le film ne cesse de travailler à relier ce qui a été séparé, distendu, opposé. Comme les psychiatres de l’hôpital, il se met à l’écoute des malades, de leurs souffrances, s’efforce de mettre des mots sur les images et des images sur les mots » (G. Collas). 16h30 – 18h30 – Projection de La Chine est encore loin (2008, 1h58, Algérie, VO arabe ST français), film de Malek Bensmaïl Près de Ghassira, petit village perdu dans les Aurès, 1er novembre 1954 : un couple d’instituteurs français et un Caïd algérien sont les premières victimes de la guerre pour l’indépendance de l’Algérie. 50 ans après, Malek Bensmaïl pose sa caméra dans ce lieu considéré comme « le berceau de la révolution », pour y filmer, au fil des saisons, ses habitants, son école et ses enfants : des témoins d’époque aux écoliers d’aujourd’hui, c’est l’Algérie contemporaine qui se donne à voir, entre acceptation et révolte, entre mémoire et présent. « Sans fard ni masque, foisonnante et contradictoire » (M. Benslaim). 18h30 – 20h – Conversation avec Malek Bensmaïl animée par Jacques Lemière, responsable pour l’art du cinéma à Citéphilo, membre associé du Laboratoire CLERSE, UMR 8019, Université de Lille Remerciements particuliers à Gérald Collas, producteur à l’INA

En présence de

Malek Bensmaïl

réalisateur

Bibliographie :

  • La Bataille d'Alger, un film dans l'Histoire, 2017
  • Contre-Pouvoirs, 2015

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Modérateur :

JL

Jacques Lemière

responsable pour l’art du cinéma à Citéphilo, membre associé du Laboratoire CLERSE, UMR 8019 CNRS Université de Lille

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